Créer mon blog M'identifier

Ma vision de l'allaitement

Le 7 octobre 2013, 21:48 dans Famille 0

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de l’allaitement.

Je vous l’accorde le choix du sujet est étrange d’autant plus que mes deux filles ont été élevées au biberon. Néanmoins le sujet me touche et j’ai eu envie d’apporter mon témoignage.

Et en même temps...c’est mon blog donc je peux parler de ce que je veux !

 

Lorsque j’étais enceinte de mon premier enfant, je ne me suis jamais posée de question sur l’allaitement. Pour moi le choix était clair dès le départ : je n’allaiterais pas. J’étais sûre de moi et n’avais aucunement besoin d’informations supplémentaires ou de discussions sans fin avec des professionnels sur ce sujet.

Pourquoi étais-je si sûre de moi ?

Tout simplement car j’avais grandi avec la certitude qu’allaiter était difficile et forcément éprouvant. Ces croyances venaient de ma mère qui avait beaucoup souffert d’un allaitement forcé et au final impossible à mettre en place.

Lorsque j’étais plus jeune, ma mère m’avait en effet  parlé de ses difficultés à allaiter. Cette période de sa vie avait été très délicate et elle avait besoin de m’en faire part. Elle m’avait révélé avoir été contrainte de poursuivre un allaitement impossible à mettre en place. Elle m’avait évoqué les jugements et les critiques à son égard. Au travers de son récit, je pouvais ressentir un grand mal-être physique et psychologique.  J’avais également senti dans ses propos un gouffre de désespoir ; désespoir d’avoir raté son allaitement, désespoir d’avoir été forcée à le poursuivre et surtout désespoir d’avoir manqué son premier rendez-vous avec moi. Je m’étais dit, et j’en reste toujours persuadée,  qu’il faut « mieux vaut donner un biberon avec le sourire qu’un sein en pleurant ». Cette souffrance était si forte que ma mère, sans le vouloir, avait fait grandir en moi une peur et un rejet total de l’allaitement. Je m’étais jurée en mon for intérieur qu’on ne m’y prendrait jamais !

 

Lorsque je suis tombée enceinte de mon deuxième enfant, j’ai commencé à m’intéresser à l’allaitement. Je n’étais toujours pas prête à allaiter mais il était clair que j’étais moins  obtus qu’avant. J’avais soif d’apprendre sur le sujet et ma curiosité était grande concernant le ressenti et l’expérience d’autres mamans. Heureusement j’avais dans mon entourage un certain nombre d’amies ayant tenté d’allaiter. Qu’elles aient réussi ou raté, qu’elles aient allaité peu de temps ou au contraire sur une longue durée, leurs histoires m’ont émue et j’ai adoré les écouter. Je me suis découvert une sincère admiration pour ces femmes qui n’ont pas hésité à donner encore plus d’elle-même à leur enfant et qui, malgré toutes les critiques rencontrées, sont toujours restées fidèles à leurs convictions et à ce que leur dictait leur instinct de mère.

 

Je ne suis pas enceinte de mon troisième enfant mais si je l’étais et bien je crois que j’allaiterais ou du moins j’essaierais. J’ai réussi à vaincre les peurs de ma mère et à  mettre enfin en avant mes propres envies. De plus, ma deuxième fille a été malade très jeune notamment en contractant une varicelle à 3 semaines et une pneumonie à 6 mois.  Sa première année a été difficile et en tant que parents, nous avons été très inquiets. A l’heure actuelle, j’ai toujours une petite voix qui résonne en moi et qui me dit : « Et si tu avais allaité, en aurait-il été autrement ? ». Evidemment nul ne peut avoir une réponse assurée et le doute subsistera toujours en moi.

 

Ce post n’est nullement une chronique sur le thème « Pour ou Contre l’allaitement ». Pour moi ces discussions stériles ne mènent à rien. On ne peut pas être « Pour ou Contre » ce processus naturel. C’est comme si on se disait « contre » le fait de manger des haricots verts. On peut ne pas aimer les légumes mais on ne peut décemment pas se déclarer  « contre » et forcer les gens à se rallier à ses convictions personnelles.

Dans mon idéal, j’aimerais juste améliorer deux choses :

1 – l’information sur l’allaitement pendant la grossesse.

Il existe des réunions pour les femmes qui ont décidé d’allaiter mais pas pour les autres. Chaque femme devrait pouvoir être libre de faire ses choix en toute connaissance de cause.

2 – le jugement des autres.

Quelque soit la décision de la maman, j’aimerais que l’entourage, familial et médical, ne juge JAMAIS mais accompagne TOUJOURS, dans les moments difficiles comme dans les instants de bonheurs. Pas de critiques mais juste un soutien incommensurable pour accompagner la maman au mieux de ses envies avec son enfant.

Nourrir son enfant est l’un des premiers contacts que l’on établit avec son nouveau-né. Il me semble évident que ce lien doit s’établir dans les meilleures conditions possibles afin que chaque maman aime ce premier rendez-vous.

 

Retrouvez moi sur le www.mamanpositive.com

Comment mieux écouter ses enfants ...

Le 7 octobre 2013, 21:42 dans Famille 0

Depuis peu, j’ai commencé à me plonger dans les œuvres d’Adèle Faber et d’Elaine Mazlish. J’ai choisi de commencer par leur livre le plus connu « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent ».

Dans les premiers chapitres, les auteures nous expliquent l’importance d’écouter les enfants ; sans les juger, ni les conseiller, en les incitant à parler et à trouver les solutions d’eux-mêmes.

C’est un peu prétentieux, mais honnêtement, je pensais savoir « correctement » écouter mes filles. En effet, j’ai de l’empathie et je vais toujours les voir quand elles ont un souci personnel. Mais...en m’observant, je me suis rendue compte que, souvent, c’est moi qui apportais la solution à mes enfants et qu’inconsciemment, j’émettais toujours un jugement caché sur leurs actes et leurs dires....

Je me suis donc mise à lire assidûment  le livre d'Adèle Faber et Elaine Mazlish !

La première étape pour débuter la conversation consiste à déterminer le sentiment ressenti par son enfant en cas de problème(ex : J’ai l’impression que tu es en colère, tu dois être déçue, ce doit être triste ....). Il faut ensuite l’écouter en parlant très peu, quitte à faire des moments de pause ou à répéter ce qu’il dit pour l’amener à se calmer seul et à trouver sa solution. Quand l’enfant n’a pas obtenu ce qu’il voulait (ex : un paquet de bonbon dans un supermarché), on peut aussi utiliser son imaginaire pour lui faire comprendre qu’on a compris sa demande même si elle n’a pu aboutir.

 

J’ai eu l’occasion d’appliquer ces principes avec ma fille Emma âgée de 5 ans à deux reprises et je dois dire que j’ai été assez étonnée des résultats.

Je vous relate donc ces deux histoires...

 

Histoire n°1  

Il est 18h. Chloé, la soeur d'Emma âgée de 2 ans, épuisée par sa journée, s’est endormie sur le canapé.

Je propose à Emma d’aller jouer aux cartes dans sa chambre. Emma est très enjouée mais souhaite d’abord embrasser sa sœur avant de quitter la pièce.

Je lui chuchote : « Non ! Surtout pas, tu vas la réveiller » mais comme elle semble décider, j’hausse légèrement le ton et poursuit : « Non, ce n’est pas gentil Emma ! ».

Très vexée et visiblement énervée, Emma part dans sa chambre pour s’isoler.

10 minutes plus tard, elle me rejoint avec ses cartes et me dit en bougonnant :

Emma : « J’ai joué aux Barbies dans ma chambre

 

Attitude n°1 : voilà comment j’aurai réagit AVANT

Moi : j’ai bien vu que tu étais très fâchée Emma mais tu ne pouvais pas faire un bisou à ta sœur. C’était une mauvaise idée, tu l’aurais probablement réveillée.

Emma : mais j’aurai vraiment fait attention !

Moi : mais même en faisant attention, tu l’aurais réveillée, elle a un sommeil léger »

Emma : hum....hum... je suis sûre que je ne l’aurais pas réveillée quand même... »

Nous aurions fini par jouer aux cartes mais Emma n’aurait pas été complètement détendue et convaincue.

 

Attitude n°2 : voilà comment j’ai réagit APRES les conseils et exemples très précis du livre d’Adèle Faber et Elaine Mazlish

Emma : « J’ai joué aux Barbies dans ma chambre

 Moi : «  hum...pour te calmer ?

Emma : Oui

Moi : tu étais très en colère contre moi ?

Emma : Oui...Je voulais juste faire un tout petit bisou à ma sœur

Moi (montrant que j’ai compris sa requête et utilisant son imaginaire pour voir comment elle aurait aimé procéder): et tu lui aurais fait où ce bisou ?

Emma : sur la joue. Mais a aurait été un tout petit bisou tout doux, pour ne pas la réveiller.

Moi : hum, je vois...

Emma : j’aurai pu aussi lui faire dans le cou !

Moi : et pourquoi pas un tout petit bisou rigolo et sans bruit sur le nez ?

Emma : Ah oui, ça aurait été amusant !

La conversation s’est ainsi achevée, Emma semblait sereine. Elle m’a prise dans ses bras pour un gros câlin avant de débuter une partie de jeu de cartes.

 

Histoire n°2 

J’entends Emma hurler contre sa sœur  (comme ça arrive environ 20 fois/jour) : « T’es méchante, tu m’as fait mal, tu es une vilaine ! Je ne veux plus te voir ! ». Puis, Emma s’enfuit dans sa chambre en pleurant, que dis-je en hurlant ! Actor Studio, nous voilà ...

 

Attitude 1 : voilà comment j’aurai réagit AVANT

Moi (venant tout doucement auprès d’Emma) : Emma, je comprends que tu sois en colère. Je suis désolée que tu aies eu mal mais je t’assure que ta petite soeur n’a pas fait exprès de te blesser, elle voulait juste jouer. Ne dis pas qu’elle est vilaine, ce n’est pas vrai. Elle t’aime vraiment beaucoup et n’a pas voulu te blesser. Je vais lui demander de venir s‘excuser »

Et Emma aurait probablement répondu : « Si, elle a fait exprès et elle est très vilaine, je ne veux pas la voir ! Laisse-moi tranquille ! ».

 

Attitude 2 : voilà comment j’ai réagit APRES les conseils et exemples très précis du livre d’Adèle Faber et Elaine Mazlish

Moi (venant tout doucement auprès d’Emma): « Tu as l’air d’être très en colère

Emma : « Oui !

Moi : et puis j’ai l’impression que tu as mal

Emma : oui ! C’est la faute de Chloé, elle m’a griffé ! Elle est vilaine, je ne veux plus la voir, jamais, jamais, jamais, jamais !!!!

Moi : ah oui en effet, tu es très très en colère

Emma : oui, elle m’a fait vraiment très mal, elle est méchante, je ne veux plus jamais la voir.

(A ce moment là Chloé tente de venir auprès d’Emma).

Moi : tu ne veux donc plus jamais la voir, jamais, jamais, jamais.

Emma : oui...enfin non.... c’est juste pour maintenant

Moi : tu veux que je lui demande de partir ? »

Emma : non, ça va mieux. »

Et nous avons joué toutes les trois comme si de rien n’était.

 

Quelques heures plus tard, la même scène s’est reproduit (Chloé avait encore fait mal à sa sœur de manière non intentionnelle !). J’ai réagit exactement de la même manière mais la fin a été légèrement changée. Emma est allée voir sa sœur pour lui dire : « Chloé, je suis vraiment désolée d’avoir été si fâchée contre toi,  j’ai eu tort de m’énerver à ce point : on se fait un bisou ? ».

 

Conclusion : merci à Adèle Faber et Elaine Mazlish ! Leurs conseils ont porté leurs fruits ! Je vais poursuivre leurs ouvrages avec délice....

 

L'écoute active, c'est magique !

Le 7 octobre 2013, 15:42 dans Famille 0

J’ai toujours pensé être une maman à l’écoute de mes filles. Je leur parlais beaucoup, les réconfortais lorsqu’elles avaient du chagrin et tentais toujours de trouver des solutions à leurs problèmes.

Et c’est justement là que le bas blesse...

Je me suis rendue compte que je ne les écoutais pas vraiment, j’avais toujours ce besoin de comprendre d’où venaient leurs émotions pour pouvoir mieux les contrôler. Je ne savais  pas « juste » les accepter.

Ecouter les émotions des autres.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Juste être là, présent et accepter l’autre dans son sentiment que ce soit la colère, la tristesse, la peur...sans juger, sans conseils, sans diversion, sans forcément trouver une solution immédiate. Ce n’est pas si facile, encore une fois, cela s’apprend. Le fait d'en prendre conscience est déjà une avancée significative. Personnellement, je ne remercierai jamais assez Brigitte Guimbal* de m'avoir guidé sur ce chemin ! 

 

Il y a quelques semaines alors que nous jouions en famille, Chloé s’est mise à pleurer sans raisons apparentes. J’ai alors décidé de la prendre dans mes bras et de m’isoler avec elle. Elle se débattait et pleurait de plus en plus fort. Je suis restée calme et présente à ses côtés. Je me suis dit que quelques soient ses motivations, elle était triste et avait besoin de pleurer. Je n’avais pas à arrêter ses larmes mais juste à être présente et à la soutenir dans sa peine. Je suis donc restée avec elle, la serrant fort dans mes bras et lui caressant ses cheveux. Je lui parlais de temps à autre en lui disant : « Je vois bien que tu es triste, très triste. Pleure tant que tu en as besoin, je suis là ». Je ne me suis pas laissée envahir par le stress et l’énervement, je l’ai accompagnée sereinement (ce n’était pas évident, je vous l’accorde !). Elle a pleuré beaucoup, longtemps puis je l’ai sentie comme libérée. Elle est ensuite repartie comme si de rien n’était.

J’étais fière de moi ce jour-là, j’avais gagné une nouvelle bataille :  ma fille avait compris que j’étais capable d’accepter ses sentiments et qu’elle n’avait pas à s’en cacher.

Depuis ce jour, j’ai eu l’occasion à de multiples reprises de mettre en application cette écoute active que ce soit pour Chloé mais aussi et surtout pour Emma.

Et hier soir, pour la première fois, j’ai pu utiliser cette habileté sur un autre enfant.

Mes filles jouaient avec un voisin âgé de 3 ans. Les trois compères étaient dans le jardin s’amusant avec le skate-board et la patinette d’Emma. Quand la mère du petit garçon a voulu rentrer dans sa maison, elle a appelé son fils en lui demandant au préalable d’aider à ranger. Le problème c’est qu’Emma n’aime pas qu’on trie ses affaires, elle préfère le faire elle-même, à sa manière. Elle a donc pris des mains de son copain la patinette pour la remettre elle-même où elle voulait. Le petit garçon s’est alors mis à pleurer très fort laissant éclater son immense déception. Je me suis alors approchée de lui puis, en m’abaissant à sa hauteur, je lui ai murmuré :

- « J ‘ai l’impression que tu es triste, très triste.

J’ai alors aperçu comme une petite étincelle dans ses yeux. J'avais vu juste. Il a levé son visage pour mieux me voir et, toujours en pleurant, a hoché la tête en signe de oui. Rassurée sur ma façon de procéder, j’ai alors poursuivi :

- J’ai l’impression que tu es déçu ? 

De nouveau, hochement de tête.

- Tu voulais vraiment aider et ranger cette patinette ?

Les pleurs diminuent, il est à l'écoute.

- En fait Emma adore ranger ses affaires. Elle aime pouvoir décider seule de la place où les mettre. Peut être que toi aussi, tu as des jouets auxquels tu tiens tellement fort que tu veux être le seul à les ranger ?

Les pleurs ont cessé, il acquiesce de nouveau.

- Est-ce que tu voudrais m’aider à ranger autre chose ?

- « Oui !

Alors, viens avec moi, je suis sûre que je peux avoir besoin de ton aide ».

Nous sommes ensuite partis, main dans la main, tous les deux dans le garage, suivis d’Emma et Chloé (les curieuses !). Au final chacun a trouvé quelque chose à transporter et à changer de place.

Le petit garçon est rentré chez lui serein et tout le monde était content, parents comme enfants.

Pari gagné !  

Pour la petite info, sachez que j'ai tout de même suggéré à Emma de réagir autrement la prochaine fois. Je lui ai dis que je trouvais que retirer de force un objet à un enfant n'était pas forcément très judicieux . Elle a reconnu qu'elle s'y était mal pris et que la prochaine fois elle penserait d'abord à discuter pour expliquer son point de vue.

 

* : spécialiste de l’écoute, maman de trois enfants et membre de l’association Les enfants d’abord. Elle collabore régulièrement avec le magazine PEPS.

 

Plus d'aventures sur le : www.mamanpositive.com

Voir la suite ≫